Au cours de ces six derniers mois, l’Université de Mons (UMONS), partenaire du projet Interreg Healthy Teeth, a poursuivi le développement d’implants imprimés en 3D destinés à traiter les séquelles osseuses de la parodontite.
Cette maladie inflammatoire chronique est responsable d’un endommagement irréversible de l’os alvéolaire qui soutient les dents. Les travaux récents de l’UMONS se sont concentrés sur l’optimisation de l’encre d’impression à base de polycaprolactone (PCL), un polymère biodégradable utilisé en ingénierie tissulaire pour sa bonne tenue mécanique et sa dégradation lente.
L’objectif est de trouver le meilleur compromis entre résistance mécanique des implants, imprimabilité, biocompatibilité, biodégradabilité et libération contrôlée du principe actif (cinétique de libération).
En parallèle, l’UMONS a approfondi l’étude du mécanisme de cristallisation à froid de la PCL afin d’évaluer la possibilité de conférer aux implants un effet « mémoire de forme », c’est-à-dire la capacité à reprendre une forme pré-programmée après stimulation (souvent thermique). Cette propriété pourrait faciliter l’implantation et la rendre moins invasive en rendant l’implant plus compact avant de le déployer au sein de la poche parodontale.
À l’issue de cette phase d’optimisation, des prototypes issus des formulations les plus prometteuses ont été transmis à l’Université de Lille afin de vérifier si le principe actif est délivré dans des délais compatibles avec la guérison.