Dans le cadre du projet Healthy Teeth, partez à la rencontre de celles et ceux qui font vivre le projet au quotidien.
À travers une série d’interviews et de portraits, la parole est donnée aux partenaires engagés afin de mieux comprendre leur rôle, leurs motivations et leur vision du projet.
Pour ce portrait, rendez-vous avec la doctorant Anthony Kever (UGent).
Pourriez-vous vous présenter brièvement et expliquer votre rôle au sein du projet Healthy Teeth ?
Je m’appelle Anthony Kever et je réalise un doctorat en chimie au sein du Service des Matériaux Polymères et Composites (SMPC) de l’Université de Mons. Mon rôle au sein du projet est de développer des implants osseux imprimés en 3D afin de traiter les dommages provoqués par la parodontite dans ses formes les plus sévères, notamment en favorisant la régénération de la matrice osseuse soutenant la dent.
Quel est l’axe principal de votre travail au sein du projet ?
Mes recherches portent principalement sur le développement de matériaux polymères adaptés à la stéréolithographie, ou SLA, une technique d’impression 3D utilisant la lumière pour solidifier une résine liquide couche par couche.
Ces matériaux doivent être biocompatibles, facilement imprimables et présenter des propriétés physico-chimiques adaptées. Ils doivent également permettre une libération contrôlée des principes actifs incorporés dans l’implant. Mon travail consiste donc à sélectionner et synthétiser les matériaux, à élaborer les formulations, puis à les tester et à les adapter afin d’améliorer progressivement les performances des implants.
Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans le fait de travailler sur le projet Healthy Teeth ?
L’un des aspects les plus enrichissants est sans aucun doute la collaboration avec des partenaires aux expertises très variées, réunis autour d’un objectif commun. Cette expérience m’apprend à travailler au sein d’une équipe multidisciplinaire et à confronter mes résultats à d’autres perspectives scientifiques.
Elle favorise également de nombreux échanges de connaissances : chaque partenaire apporte ses compétences propres, ce qui permet à chacun d’élargir sa compréhension du projet bien au-delà de son domaine de spécialisation. Cette dimension internationale et collaborative constitue une véritable richesse dans le cadre d’un doctorat.
Collaborez-vous avec d’autres partenaires du projet ?
Oui, je collabore avec l’entreprise BIOINX, qui me fournit des prototypes de résines spécialement conçues pour l’impression 3D par stéréolithographie d’implants destinés à la régénération osseuse. Je leur communique les résultats de mes essais et nous échangeons afin d’identifier les meilleures pistes pour améliorer les formulations.
Je travaille également avec Tatyana Auvermann, doctorante à l’Université de Lille et membre du projet Healthy Teeth. Elle participe notamment à l’évaluation des implants imprimés en 3D. Ensemble, nous vérifions qu’ils libèrent les principes actifs à une vitesse adaptée, afin de favoriser la régénération des tissus tout en permettant la résorption progressive de l’implant au cours de la guérison. Ces collaborations sont essentielles, car elles permettent de relier le développement des matériaux à leur future application biologique.
Pour conclure, en un mot : Healthy Teeth est…
Collaboratif.