Développement de nouvelles méthodologies expérimentales
En collaboration avec les chimistes de l’Université de Gand et les scientifiques des matériaux de l’Université de Mons, l’équipe de pharmaciens et de médecins de l’Université de Lille a commencé à développer de nouvelles technologies expérimentales. Un défi particulier pour le développement de traitements médicamenteux innovants contre la parodontite est de simuler in vitro (en laboratoire) les conditions au site d’action chez le patient : tout nouveau produit pharmaceutique doit d’abord soigneusement être testé in vitro avant d’être administrés à un patient. Cependant, aucune configuration expérimentale réaliste n’a été décrite pour imiter les conditions d’administration de médicaments dans une poche parodontale. Le projet « Healthy Teeth » permet une collaboration fructueuse et hautement interdisciplinaire de part et d’autre la frontière franco-belge : en rassemblant les forces des équipes de recherche de Lille, Gand et Mons, des hydrogels sont en cours de développement, simulant le tissu entourant un médicament administré dans une poche parodontale d’un patient. La chromatographie liquide à haute performance permet de quantifier la
vitesse à laquelle le principe actif est libéré. Il s’agit d’une information d’une importance capitale, car la concentration du principe actif au niveau du site d’action détermine l’efficacité thérapeutique du traitement ainsi que le risque d’effets secondaires indésirables.

Images d’éléments clés des installations expérimentales innovantes permettant d’imiter les conditions
dans la poche parodontale d’un patient
Développement de nouvelles formulations de médicaments
De plus, la réunion des compétences d’experts français et belges en pharmacie, médecine, chimie, ingénierie et sciences des matériaux a permis de commencer le développement de nouvelles formulations de médicaments. Des agents actifs ont été sélectionnés par les chirurgiens dentiste à l’Université de Lille, capables de tuer les « mauvaises » bactéries et de combattre l’inflammation dans une poche parodontale du patient. Ces médicaments sont associés à des excipients nouvellement synthétisés par les chimistes à l’Université de Gand, capables de contrôler les vitesses de libération des principes actifs au site d’action.